Toujours de sa faute. Mes doigts dansent sur mon clavier au rythme de la musique, et j'écris. J'écris & je ne vais pas bien. Dès qu'elle me touche, dès qu'elle entre en moi, dès qu'elle se fraie un chemin vers mon coeur je ne vais plus bien. Souvent du piano en plus. Sans trop savoir pourquoi j'aime aller mal quand je vais mal avec elle. Je me sens moi seule, c'est réconfortant. De notes en notes j'en arrive à me perdre dans un je ne sais quoi renfermé. Parfois je m'y sent bien, & même tellement bien que j'aurais envie de mourir à ce moment là pour finir ma vie sur le plus bel instant de ma vie. Un instant seule mais plein d'émotions qui sont propres à la musique. Jamais je ne le fais. Je ne pars pas, parce que si je part, je ne recommencerais jamais à y aller. Cet infinit, mon infinit qui, du plus loin que je me souvienne, me construit au fur et à mesure que, sur les batements des touches, la musique qui entre en moi fait office de révelateur...
