#17



Toujours de sa faute. Mes doigts dansent sur mon clavier au rythme de la musique, et j'écris. J'écris & je ne vais pas bien. Dès qu'elle me touche, dès qu'elle entre en moi, dès qu'elle se fraie un chemin vers mon coeur je ne vais plus bien. Souvent du piano en plus. Sans trop savoir pourquoi j'aime aller mal quand je vais mal avec elle. Je me sens moi seule, c'est réconfortant. De notes en notes j'en arrive à me perdre dans un je ne sais quoi renfermé. Parfois je m'y sent bien, & même tellement bien que j'aurais envie de mourir à ce moment là pour finir ma vie sur le plus bel instant de ma vie. Un instant seule mais plein d'émotions qui sont propres à la musique. Jamais je ne le fais. Je ne pars pas, parce que si je part, je ne recommencerais jamais à y aller. Cet infinit, mon infinit qui, du plus loin que je me souvienne, me construit au fur et à mesure que, sur les batements des touches, la musique qui entre en moi fait office de révelateur...




#17

# Posté le dimanche 15 février 2009 14:26

Modifié le mardi 17 février 2009 14:18

#16

#16




Ce que tu dis est beau
& ce que tu dis est horrible.
Ton horrible est beau parce que tu sais le dire
avec les mots qu'il faut.
Crie moi dessus
innonde moi de tes insultes
tes phrases si belles & si cruelles.
Tu sais le faire - tu le fais souvent -
me désarmer de tes paroles tranchantes,
celle épée qui me transperce au plus profond.
Mais je ne souffre pas parce que tu ne le souhaites pas.
Je le sais.
Tu ne prendrais pas la peine de si bien tourner tes phrases.
Tu sais que ça me plait. Je le sais.
Alors tu continues à me crâcher le mal en plein visage.
& plus je sourit, plus tu hurles.
Mes oreilles s'en délèctent, alors je continue.
Tu parles & je t'écoutes.
Toujours.
Pour notre bien je suppose.

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 13:29

Modifié le dimanche 15 février 2009 13:54

#15

#15


Tu étais là, assis devant moi, les yeux rivés sur cette magnifique toile que tu peingnais à grands coups de pinceau. Tu faisait virevolter tes bras au dessus de ta tête pour enivrer ton esprit et l'aider à mieux transcrire par la peinture ce qui se passait à l'interieur de toi. Je voyait les paysages où tu n'as jamais été se former sous mes yeux, les rivières où tu rêvais de te baigner prendre naissance dans le bleu azur de la gouache et tous ces visages que tu revoyais en souvenir qui se figaient pour l'éternité grâce à ton talent d'artiste. Un vrai artiste, celui qu savait mélanger les couleurs pour en obtenir une tellement pure qu'il me fallait des mois entiers pour pouvoir en deceller chaques infimes parties de bonheur qu'elle contenait. Bien sur toutes ces oeuvres d'art tu les assaisonnais de poésie, tant par la technique que par les mots. Tu m'as fait découvrir la beauté du Beaudelaire un jour d'été ou tranquillement assis dans ton jardin je voyais se former sous tes yeux l'esquisse d'une de tes plus grandes réussites. Tu m'as appris du Rimbault, du Verlaine, du Hugo et du Apolinaire aussi, je me les résite encore parfois quand je repense à toi en regardant le portrait que tu as fait de moi un jour ou j'était triste. Je vois leurs vers se mêler à tes doigts pour qu'en exulte une toile pleine d'émotion. Tu étais beau, faisais de belles choses et en pensais d'encore mieux. Un vrai modèle, un modèle disparu mais qui reste malgré tout à travers tous ces tableaux qui ornent ma maison et qui me rappèlent à chaques regards à quel point leur silence fait vide comparé à ta voix enchanteresse qui me manque tellement.

Texte pour : Cette galerie
Musique : Celle çi


# Posté le vendredi 05 décembre 2008 14:21

#14

#14


Tu te souviens de Caroline Leblond ? - Seconde A, toujours assise au fond de la classe. Ton premier baiser. Ça fait quelques années. Il y en a eu depuis, jusqu'au jour ou tu as pris conscience de l'absurdité de la chose. Tu t'es posé. Va savoir pourquoi c'est tombé sur moi. Tu as surement du me voir et t'être dit que je n'était pas tellement laide et que mon sens de l'humour t'aiderais à vaincre la routine qui s'installerais entre nous après 20 ans de vie commune. Et moi je t'ai suivis, toi et tes mots si convaincants. Tu as pris mon coeur, l'a fait voler, tournoyer en l'air jusqu'à m'en donner des nausées. Tu l'as embrassé entre deux battements, des battements furtifs et beaucoup de baisers. Tu l'as prommené au bout d'une chaine, lui a appris des tours magiques, l'a fait rire et pleurer. Tu as marcher dessus, l'a mordu, joué avec lui, lui a fait du mal. Puis, tu l'as réconforté, soigné, lui a réappris à fonctionner et à aimer, à t'aimer. Et tu as recommencé, toujours. J'ai cru pendant un temps que je me lasserais de ce jeu qui fait mal, mais j'y avais pris goût finalement. J'y avais pris goût parce que j'aimais moi aussi jouer avec toi, te manipuler pour que tu te sentes mal et qu'alors je devienne l'unique centre de ta pensée. Mais à présent les choses sont différentes. Le train train quotidien a pris le pouvoir. Les enfants, le boulot, les sorties une fois par mois, faire l'amour deux fois par semaines sauf weeks end et jours feriés ou je dois faire des efforts... Tu m'étouffes, comprends-tu ? Mon sens de l'humour s'est meurtit de tes jeus, de tes réflexions, il est devenut sacrastique, je ne rit plus, plus de fou-rires, je me contente de rire jaune de ma situation. Si je reste c'est parce que je suis trop faible pour tout envoyé valser, trop faible parce qu'encore une fois, c'ets toi qui m'a épuisé, et qui m'épuise encore. Un jour, tu rentreras du travail et tu découvriras la maison vide, tu m'appeleras, et tu appeleras les enfants, mais personne ne te repondra. Tu commenceras à paniquer et téléphoneras à nos connaissances, nos portables, ceux de mes parents, mais personne ne saura où nous seront et sera alors mon tour de jouer avec tes nerfs, te faire peur et te faire mal. Jusqu'au moment ou je me lasserais de ce jeu, je rentrerais, tu me prometteras que tu va changer, et peu être qu'alors sa marchera vraiment. J'aimerais pouvoir pensé que je n'aurais nul besoin d'aller jusque là, mais sache que tu ne me rends pas la vie facile, et que s'il faut le faire, je n'hésiterais pas. Mais malgré tout ça, je t'aime.


Phrase en gras : Extrait du livre mes amis, mes amours de MARC LEVY
Texte pour : Cette Galerie

# Posté le samedi 22 novembre 2008 13:19

Modifié le dimanche 15 février 2009 13:50

#13

#13
Inspiré de Traverses.

Je suis une Assassin. Oui, une assassin, j'assasine. Criminel, Tueuse, Meurtirière ... J'Assassine. D'ailleurs, tout le monde le fait. C'est comme écrit sur le front de chaqun "Je Tue". Sauf que personne ne sent rend compte. Tout le monde tue une mouche, un rat, une taupe, mais ce que nous tuons tous est encore pire, car beaucoup plus précieux. Sans arrêt, sans arrêt on le pointe, et lorsque dans notre ligne de mir il se retrouve, on tire, sans arrêt. Bien sur des exeptions subsistent parce qu'heureusement il y en a qui en prennent conscience, pour X raisons, qui restent malgré tout toutes semblables. Mais sa devrait nous paraitre essentiel. Pourtant, tous les jours, jamais personne ne passe pas une minute à Tuer Le Temps. Le temps qui passe, le temps qui court, qui défile et qui roule. "I kill you". Je dit sa, mais je n'en fait pas moins, parce que parfois c'est dur de faire autrement, malgré tout je le dit, parce que certainement qu'on jour quelqu'un trouvera LA solution. Alors à ce moment là, nous (re)deviendrons tous simplement vivants - Ou pas.

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 00:56