Tu te souviens de Caroline Leblond ? - Seconde A, toujours assise au fond de la classe. Ton premier baiser. Ça fait quelques années. Il y en a eu depuis, jusqu'au jour ou tu as pris conscience de l'absurdité de la chose. Tu t'es posé. Va savoir pourquoi c'est tombé sur moi. Tu as surement du me voir et t'être dit que je n'était pas tellement laide et que mon sens de l'humour t'aiderais à vaincre la routine qui s'installerais entre nous après 20 ans de vie commune. Et moi je t'ai suivis, toi et tes mots si convaincants. Tu as pris mon coeur, l'a fait voler, tournoyer en l'air jusqu'à m'en donner des nausées. Tu l'as embrassé entre deux battements, des battements furtifs et beaucoup de baisers. Tu l'as prommené au bout d'une chaine, lui a appris des tours magiques, l'a fait rire et pleurer. Tu as marcher dessus, l'a mordu, joué avec lui, lui a fait du mal. Puis, tu l'as réconforté, soigné, lui a réappris à fonctionner et à aimer, à t'aimer. Et tu as recommencé, toujours. J'ai cru pendant un temps que je me lasserais de ce jeu qui fait mal, mais j'y avais pris goût finalement. J'y avais pris goût parce que j'aimais moi aussi jouer avec toi, te manipuler pour que tu te sentes mal et qu'alors je devienne l'unique centre de ta pensée. Mais à présent les choses sont différentes. Le train train quotidien a pris le pouvoir. Les enfants, le boulot, les sorties une fois par mois, faire l'amour deux fois par semaines sauf weeks end et jours feriés ou je dois faire des efforts... Tu m'étouffes, comprends-tu ? Mon sens de l'humour s'est meurtit de tes jeus, de tes réflexions, il est devenut sacrastique, je ne rit plus, plus de fou-rires, je me contente de rire jaune de ma situation. Si je reste c'est parce que je suis trop faible pour tout envoyé valser, trop faible parce qu'encore une fois, c'ets toi qui m'a épuisé, et qui m'épuise encore. Un jour, tu rentreras du travail et tu découvriras la maison vide, tu m'appeleras, et tu appeleras les enfants, mais personne ne te repondra. Tu commenceras à paniquer et téléphoneras à nos connaissances, nos portables, ceux de mes parents, mais personne ne saura où nous seront et sera alors mon tour de jouer avec tes nerfs, te faire peur et te faire mal. Jusqu'au moment ou je me lasserais de ce jeu, je rentrerais, tu me prometteras que tu va changer, et peu être qu'alors sa marchera vraiment. J'aimerais pouvoir pensé que je n'aurais nul besoin d'aller jusque là, mais sache que tu ne me rends pas la vie facile, et que s'il faut le faire, je n'hésiterais pas. Mais malgré tout ça, je t'aime.
Phrase en gras : Extrait du livre mes amis, mes amours de MARC LEVY
Texte pour : Cette Galerie